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Dès novembre 1914, Garros sera le premier spécialiste de l'avion de chasse monoplace tel qu'il sera utilisé dans tous les pays du monde au cours des décennies à venir et il achève en janvier 1915 la mise au point du tout premier chasseur monoplace de l'histoire, armé d’une mitrailleuse tirant dans l’axe de l’avion à travers le champ de rotation de l'hélice.


Une panne contraint bientôt le sous-lieutenant Garros d’atterrir en territoire occupé 18 avril 1915 et il est fait prisonnier avant d'avoir pu mettre le feu à son avion : son système est aussitôt étudié et amélioré par les Allemands.

Comme toutes les fortes têtes, Garros sera soumis à une surveillance privilégiée et bringuebalé d’un camp à un autre (Küstrin, Trèves, Gnadenfrei, Magdeburg, Burg et de nouveau Magdeburg), car il faut l’empêcher d’avoir le temps de réunir les conditions d’une évasion. Après de nombreuses et infructueuses tentatives, par tunnel, par mer ou même par avion  Garros ne parviendra à s'évader qu’au bout de trois ans, le 15 février 1918 déguisé en officier allemand.


LES 100 ANS DE ROLAND GARROS

L’IRT soutient la création de projets culturels dédiés

L’IRT a tenu à valoriser le travail de créateurs talentueux pour que l’anniversaire de l’aviateur soit honoré comme il se doit à travers des projets originaux.


« Les Enfants de Roland Garros », réalisé par Alexandre Boutié

Le film de 52 minutes sera retransmis prochainement sur une chaîne nationale. Au cours du voyage vers la métropole du 17 au 28 septembre 2013, le réalisateur a suivi le périple de 29 élèves issus d’établissements scolaires de Saint-Denis et Saint-Pierre. Ils ont eu la chance de revivre la traversée de la Méditerranée dans ses grandes étapes. Pendant une dizaine de jours, l’aventure Roland Garros les a mené d’un bout à l’autre de l’Hexagone : Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget, invitation pour assister à la reconstitution du vol historique de la Traversée à Fréjus avec l’équipe de Réplic’Air, départ pour Bizerte en vol spécial « Enfants de Garros »… 


Des jeunes réunionnais au départ inaugural à Fréjus

Dans le cadre du centenaire de la première traversée de la Méditerranée par Roland Garros, l'IRT accompagne le projet des enfants de Garros, une trentaine d'enfants issus des écoles de Saint-Pierre et de Saint-Denis pour découvrir l'exploit de ce héros Réunionnais. le 23 septembre ces 30 enfants étaient émerveillés devant la réplique du fameux Morane - Saulnier , l'avion de Roland Garros, constitué  de toile et de bois.

Ils ont assisté au décollage du vol inaugural à Fréjus en partance pour Bizerte comme il y a 100 ans. Les jeunes réunionnais et peut-être pilotes en herbe ont pu prendre un petit déjeuner créole offert par l’IRT.

Les enfants aux couleurs de La Réunion envoient à chaque étape une carte postale collector aux partenaires réunionnais afin d’éditer un carnet de voyage comme du temps de notre illustre Réunionnais.

Roland Garros fera cependant toutes ses études supérieures en Métropole où il sera notamment diplômé d’HEC.


À peine son diplôme empoché, il se fait embaucher par la firme Automobiles Grégoire. Parallèlement à la pratique du commerce, il s’initie rapidement à la mécanique et au sport automobile qui ne sont pas enseignés à HEC. Il ne tarde pas à vouloir voler de ses propres ailes. Son père, qui voulait faire de lui un avocat, lui a coupé les vivres. Avec l’aide financière du père d’un autre condisciple d’HEC, Jacques Quellennec, le voilà à vingt-et-un ans chef d’entreprise. il s’installe au pied de l’Arc de triomphe avec  l’enseigne « Roland Garros automobiles – voiturettes de sport ».


Les bénéfices de son commerce automobile lui permettent de commander aussitôt au Salon de locomotion aérienne la moins chère des machines volantes de l’époque, une Demoiselle Santos-Dumont. Il n’y a pas encore d’école de pilotage : il apprendra tout seul !

Il n’a même pas obtenu son brevet de Pilote aviateur qu’il est embauché pour les cérémonies du 14 juillet 1910 par le Comité Permanent des Fêtes de Cholet, où il décroche le 19 juillet son Brevet de l’Aéro-Club de France, le n° 147. Il totalise à peine plus de trois heures de vol lorsqu’il est engagé par l’industriel américain Hart O. Berg pour le meeting du Belmont Park à New York.

Homme de record et précurseur en Amérique du Sud

De retour en France en mai 1911, Garros participe aux trois grandes épreuves de l’année, la course d'aviation Paris-Madrid, le Paris-Rome et le Circuit européen. Malgré ses indéniables qualités de pilote, il se fera à chaque fois coiffer au poteau et les journalistes, ironiquement méchants, le surnommeront « l’Éternel Second ».

Il ne tardera pas à prendre sa revanche. Surtout, il y fait la connaissance de Charles Voisin et de son amie, la baronne de Laroche. La sympathie passe tout de suite entre eux, et Voisin, qui s’occupe déjà des affaires de Bielovucic, accepte de prendre en mains la carrière aéronautique de son nouvel ami.

A Rio, à l’issue d’une démonstration publique, il est abordé par le major Paiva Meira, chef de la Commission militaire du Brésil, et le lieutenant Ricardo Kirk : avec eux, il va organiser une semaine d’aviation destinée aux militaires, donnant le baptême de l’air à de nombreux jeunes officiers qui vont constituer le noyau de la future armée de l’air brésilienne.

Le lieutenant Kirk, considéré au Brésil comme le père de l’aviation militaire, fait partie de ceux-ci et il commandera, dès le mois de septembre, la délégation des jeunes officiers brésiliens venus à Étampes passer leurs brevet de pilotes. Le sien portera le numéro 1089. À ce titre, Roland Garros peut être considéré comme l’initiateur de l’aviation militaire brésilienne.

En Argentine, l’aviateur laissera dans la mémoire populaire un nom respecté que beaucoup n’hésiteront pas à associer plus tard à celui de cet autre grand aviateur français, «l’archange» Jean Mermoz.

Le 23 septembre 1913, Roland GARROS, parti à 5h47, du terrain du centre d’aviation de la Marine de Fréjus, se pose à 13h40, après un vol de 7h53 mn sur le terrain de manœuvre de Bizerte (Fréjus - Bizerte, 729 km) où personne ne l’attend, avec en réserve 5 litres d’essence, réalisant ainsi la première traversée aérienne de la Méditerranée, quatre années seulement après l’exploit de Louis BLÉROIT et de ses 38 km au dessus de la Manche.

La Première Guerre mondiale le fait naturellement pilote de guerre. Alors que, né dans une colonie, il ne doit aucun service militaire, il s’engage dès le 2 août 1914 pour la durée de la guerre. D’abord affecté à l’escadrille Morane-Saulnier MS23, il participe à de nombreuses missions d’observation, de reconnaissance, de lâchages d’obus empennés en guise de bombes, de combats avec un observateur armé d’une carabine ou d’un mousqueton.

Ces trois ans de captivité ont sérieusement dégradé sa santé, particulièrement sa vue : sa myopie latente devenue très gênante l’oblige à aller clandestinement se faire faire des lunettes pour pouvoir continuer à piloter.

Clemenceau a vainement tenté de garder Garros comme conseiller auprès de l’État-Major, mais il  doit s’incliner devant la volonté obstinée de l’aviateur : celui-ci veut retourner au combat, un peu comme s’il considérait sa captivité comme une faute coupable.


Le 2 octobre 1918, Roland Garros remportait sa quatrième et dernière victoire. La veille de ses 30 ans, le 5 octobre, à l’issue d’un combat contre l’aviation allemande , son avion explosait en l’air avant de s’écraser sur le territoire de la commune de Saint-Morel, dans les Ardennes, non loin de Vouziers où il est enterré.


En 2013, La Réunion se devait d’honorer la mémoire de celui qui fut une des plus grandes figures de l’aviation de notre pays si ce n’est la plus grande.
En dépit d’une carrière aéronautique courte, entamée au tout début de l’année 1910 et se finissant (avec une interruption de 34 mois en captivité en Allemagne) le 5 octobre 1918, lors de la désintégration de son avion après un combat aérien à Saint-Morel (08), la vie de Roland GARROS est marquée, dans toutes ses étapes, par la brièveté et la rencontre du succès, comme sportif, cadre commercial, chef d’entreprise, pilote de meeting, de raids, de records, vulgarisateur (auteur d’un guide de l’aviateur), d’essais et enfin de chasse.


Il reste l’un des enfants de la Réunion le plus connu et reconnu dans le monde.

En savoir plus ...

Pour que tous les touristes et Réunionnais amoureux de l’aviation puissent garder un souvenir de cette belle épopée, l’IRT lance un jeu concours sur Facebook.

HISTOIRE DE ROLAND GARROS


Roland Garros est né rue de l’Arsenal (rebaptisée depuis « rue Roland-Garros ») à Saint-Denis. Il n’a que quatre ans quand son père décide d’émigrer avec sa famille en Cochinchine. Georges Garros ouvre à Saïgon un cabinet d’avocat pour s’occuper notamment des affaires commerciales de ses amis commerçants vietnamiens.

Mais, à peine débarqué à Paris, au collège Stanislas où ses parents l’ont inscrit en 6e R1, le garçonnet de douze ans est foudroyé par une grave pneumonie et, sans attendre l’avis des parents trop lointains, la direction du collège décide de l’envoyer à la succursale cannoise de Stanislas.

Les documentaires-hommages conçus par Tik Tak Production

« L’Embrasseur de nuages » ambitionne de faire revivre le héros de la guerre de 14 -18 en tentant de percer le mystère de son esprit d’aventure et de conquête. En parallèle, le webdocumentaire « Un héros méconnu » vise à raconter différents épisodes marquants de la vie de Roland Garros de façon ludique et interactive.

Edition d’octobre 2013